Parmi les nombreuses mesures de défiscalisation, la loi Pinel et la loi Malraux sont souvent cités en avant par les spécialistes et sont par ailleurs proposées par les spécialistes dans leurs offres de SCPI fiscale. Pour choisir au mieux le dispositif de plus adapté à vos objectifs, voici un comparatif qui vous donnera un aperçu des différences.

La loi Malraux : une défiscalisation sur les travaux de rénovation des biens, puissante pour 1 voire 2 ans

La loi Malraux a été mise en place pour encourager la rénovation des biens immobiliers anciens dans les secteurs sauvegardés ou les Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP).

Il s’agit en règle générale des centres historiques et des quartiers à fort potentiel architectural. Les investisseurs bénéficient alors d’une réduction d’impôts de 30 % (secteur sauvegardé) ou de 22 % (ZPPAUP) dans la limite de 100.000 euros par an pour un maximum de trois ans.

La réduction porte sur le montant total des travaux réalisés. Ces travaux doivent obligatoirement porter sur la rénovation complète du bien concerné, sous la supervision d’un architecte affilié aux Bâtiments de France. Par la suite, le bien devra être loué pour une période de neuf ans. Ce type d’investissement est à favoriser pour une défiscalisation à court terme, sur trois ans au plus.

C’est également un refuge fiscal adapté à ceux qui approchent déjà du plafond des 10.000 euros annuels de niche fiscale. Ce dispositif n’est en effet pas concerné par cette limite.

La loi Pinel : une défiscalisation à long terme, lissée sur 9-12 ans

La loi Pinel a été instaurée en 2014 pour inciter les investisseurs à s’orienter vers l’achat de biens neufs ou en état de futur achèvement qui seront par la suite proposés à la location.

Les biens concernés se situent uniquement dans les zones A Bis, A, B1 et B2 où la demande de logements à louer est forte, mais à titre de comparaison, l’étendue concernée est bien plus importante que pour la loi Malraux, ce qui rend le dispositif plus accessible.

La réduction d’impôt varie en fonction de la durée d’engagement pour l allocation du logement : 12 % pour 6 ans, 18 % pour 9 ans et 21 % pour 12 ans à répartir sur la période choisie. Le plafond de l’investissement est fixé à 300.000 euros. Ce type de défiscalisation est idéal pour une réduction d’impôt à long terme, à l’exemple d’un foyer dont les revenus mensuels sont fortement imposés.